Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LETTRE DE FRANCE
LETTRE DE FRANCE
Menu
ALAIN JUPPE, LE BOUCLIER DE L’ISLAM :

ALAIN JUPPE, LE BOUCLIER DE L’ISLAM :

L’imam salafiste Tareq Oubrou, membre des Frères Musulmans, voit en Alain Juppé le « bouclier de l’islam » en France. Dans son dernier livre, Philippe de Villiers raconte avec beaucoup de rigueur et une documentation digne d’un archiviste, ce qu'il sait du vrai Alain Juppé.

Il nous rappelle ce qu’il fut, et ce qu’il est devenu, expliquant ainsi pourquoi il est à présent la coqueluche des médias, qui ont trouvé en lui l’homme « qui se pliera à leurs désirs mondialiste et islamophile ».

C’était à Villepinte en mars 1990. Etaient présents : Chirac, Madelin, Fillon etc. Juppé était secrétaire général du RPR. Il disait alors (Cf. op. cit. à partir de la page 99 ):

Nous fermerons les frontières, nous suspendrons l’immigration, nous reconduirons les clandestins d’où ils ont venus. Et surtout nous réserverons les prestations sociales aux nationaux. »

- « Être étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

-« L’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français. »

-« C’est à l’islam et à lui seul -je dis bien à lui seul- de s’adapter afin d’être compatible avec nos règles. »

(on dirait du Sarkozy !)

En 2004, il quitte la vie politique après sa condamnation pour prise illégale d’intérêt. Il part enseigner au Canada. A son retour, l’homme a changé de stratégie. L’opportunisme est un vice de l’animal politique, il surfe sur la vague du multiculturalisme. Par ailleurs, par suite sans doute de sa condamnation, il avoue "détester les flics" ainsi que les Magistrats (qui ont osé le condamner!)

« Le 9 décembre 2009 déjà, en plein débat sur « l’identité nationale », il se dit convaincu que la France est « islamo-compatible ». Et il poursuit : « Evidemment oui, parce que toutes nos valeurs, liberté, égalité, fraternité, laïcité, respect de l’autre, nous conduisent à dire que la société française, comme elle l’a été par le passé -parce que la France a été un grand pays d’immigration- doit être accueillante et respectueuse des différences. »

La volte-face spectaculaire du nouveau maire de Bordeaux illustre de manière emblématique la démission de la plupart de nos élites. En moins de dix ans, du début des années 1990 au début des années 2000, ils ont fait litière des idées anciennes qui visaient encore à défendre notre projet de civilisation. Désormais c’en est fini… avec son nouvel ami, Tareq Oubrou, l’imam de la future Grand Mosquée de Bordeaux, réputé proche des Frères musulmans, ce mouvement qui juge que « la frontière est hérésie ».

Les deux veulent faire oublier leur passé : l’un qui était pour la frontière. Et le second qui pratique la taqiya, la dissimulation de ses anciens propos sur le califat. En forme d’hommage à cet imam zélé et ardent, Alain Juppé lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.

Les figures de proue de l’islam bordelais, devenues les patrons de l’UOIF, voient en lui le « bouclier de l’islam » en France.

En mai 2015, dans un entretien au Figaro, Alain Juppé franchit un nouveau cran et récuse l’assimilation : « l’idée d’assimiler des gens, d’effacer les différences, n’a pas de sens. Ni sur le plan moral ni sur le plan du réalisme. » Il joue les médiateurs : « Ne tombons pas dans la stigmatisation systématique. Il existe des accommodements raisonnables. » Le mot est lâché. Anglo-saxon ou peut-être québécois. Mais qui donc va s’accommoder ?

Juppé prône « l’union dans la diversité » , pour reprendre la devise européenne. Il ne cache pas son inquiétude devant « les crispations et les vilaines peurs » .

En août 2015, dans Le Monde, ils se déclare « une nouvelle fois », insiste-t-il, « préoccupé par le rejet de l’islam » . Il veut « lutter pied à pied » contre la montée de l’islamophobie en Occident. Il entend « apaiser les tensions inutiles sur le voile » et promet de garder le droit du sol.

Il confesse qu’il ne connaît pas le Coran ! Il fait confiance à son ami, le recteur de Bordeaux, un Frère musulman qui lui met l’âme en paix.

Au début de l’année 2016, Alain Juppé considère qu’il doit finir sa mue. Le 4 janvier 2016, dans le Journal du Dimanche, il se découvre :

« il faut imaginer un pacte avec les musulmans. »

Cet accord devrait notamment porter sur le financement des lieux de culte, la formation des imams, etc. Un vieux truc de politicien : on fait mine de vouloir réformer pour mieux légitimer.

Voilà donc celui que les Français s'apprêteraient à élire, dans un immense consensus identitaire heureux ? Allons donc !